Vous êtes ici

Pourquoi ne fête-t-on pas le Jeûne fédéral, mais le Jeûne genevois ?

Lifestyle

Jeudi 5 septembre, le Canton se met en pause le temps de profiter du Jeûne genevois. Pendant que le reste du pays, lui, continue de travailler. Mais pourquoi Genève décide-t-il de faire différemment des autres ? Pour le savoir, il faut remonter quelques années en arrière. En 1832, la tradition du Jeûne fédéral est établie pour la Suisse entière, ce sera le troisième dimanche de septembre. En 1837, non contents de la situation (déjà à l’époque, on savait râler dans la cité de Calvin), des pasteurs décident de rétablir le Jeûne genevois, le jeudi qui suit le premier dimanche de septembre, pour garder l’esprit protestant. A cette époque en effet, Genève est déjà un canton interconfessionnel dans lequel les protestants avaient parfois l’impression d’être dépossédés de leur identité religieuse.

Traditionnellement, le Jeûne est considéré comme un acte d’humilité et de solidarité. En ce jour, il était demandé de ne pas manger à midi. Technique religieuse sans faille pour éviter la tentation de prendre un repas, les réunions à l’Eglise se prolongeaient alors jusque dans l’après-midi. Le temps venait à manquer pour préparer le repas du soir. Pas de fast food à l’époque, la solution se trouvait dans la tarte aux pruneaux : ce sont des fruits de saison et le gâteau peut être préparé la veille.

 

Que faire pour profiter de ce jour férié ? Si vous désirez cuisiner traditionnellement, la Ville de Genève vous a préparé un tuto pour un gâteau aux pruneaux réussi, vous pouvez le retrouver ici. Et sinon, vous trouverez dans notre agenda toutes les sorties prévues ce jour-là !

Adriane B. - Journaliste pour Color my Geneva, tous droits réservés

Sources : site de la Ville de Genève, archives InterroGE, site de l'Eglise Protestante de Genève, Portail catholique suisse