Culture

Rencontre avec l’artiste et l’illustratrice Genevoise Alice Izzo

Vous avez peut-être aperçu ses illustrations dans les TPG, à la fête de l’abeille et du terroir ou sur les bornes de la commune de Plan-les-Ouates, Alice Izzo est une artiste et illustratrice basée à Genève qui égaye notre ville !

Genève bouillonne de culture et de talents ! Il nous tient à cœur de mettre en avant des artistes locaux et leurs arts en leur offrant une tribune à travers notre média Color my Geneva. Les créations d’Alice Izzo sont hautes en couleurs et reconnaissables par leurs compositions simples, affirmées, et fortement inspirées par son quotidien genevois; c’est ce qui a naturellement attiré notre attention. On retrouve ses travaux dans l’espace public mais aussi sur des supports plus intimes tels que la création de textile et des projets d’exposition et d’installation. Nous souhaitions en apprendre plus sur son univers solaire, audacieux et empreint de douceur et lui avons posé quelques questions.

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Vous avez récemment travaillé avec les TPG. Comment est née cette collaboration ?

J’ai été très honorée lorsque les TPG m’ont contactée pour concevoir leur campagne de voeux de fin d’année, destinée à s’adresser aux Genevois·es. Ils avaient découvert la vidéo d’animation que j’avais réalisée pour Genève Tourisme via ma page instagram, et c’est ce projet qui a déclenché notre collaboration.

Mon travail est profondément ancré à Genève : je m’inspire de la ville, de ses habitants et de son quotidien. Pouvoir raconter ce lien invisible qui traverse la cité, à travers une animation diffusée à grande échelle dans les bus et les trams, a été à la fois un défi et une immense joie.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours en tant qu’illustratrice ? S’agit-il d’une vocation ?

Je dessine depuis l’enfance. Très tôt, le dessin est devenu un langage : une façon instinctive de relier l’imaginaire au réel et de raconter des histoires.

Pour autant, devenir illustratrice ne s’est pas imposé immédiatement comme une évidence professionnelle. Mon parcours académique m’a menée ailleurs au départ, mais très vite, le dessin a repris sa place. J’ai commencé à exposer, à recevoir mes premiers mandats, et progressivement l’illustration s’est imposée comme le fil conducteur de mon travail.

Ce n’est pas une décision prise du jour au lendemain, mais une évidence qui s’est construite avec le temps. Aujourd’hui, je développe un univers coloré et narratif à travers différents formats de l’espace public au textile, de l’édition à l’animation et j’ai la chance que chaque projet me permette d’explorer une facette différente de mon travail.

 

Quelles sont vos inspirations au quotidien ?

Je m’inspire énormément du quotidien : la nature, les saisons, les objets simples, les scènes ordinaires.

Ces éléments, profondément universels et humains, sont rassurants parce qu’ils nous relient à quelque chose de commun. J’aime partir de ces choses très simples et les transformer à travers un langage graphique fort, fait de couleurs et de motifs.

C’est dans ce passage entre le réel et le motif que je trouve le plus de liberté : le dessin devient une manière de révéler la poésie du quotidien, de le rendre plus vivant, plus joyeux.

Et puis il y a Genève, bien sûr. Une ville à taille humaine, mais d’une grande richesse culturelle. Les projets locaux me nourrissent parce qu’ils créent un lien concret avec celles et ceux qui la vivent.

 

Vous avez réalisé de nombreux projets à Genève (…) Avez-vous un projet coup de cœur dont vous souhaitez nous parler ?

C’est toujours difficile de choisir, parce que chaque projet compte et raconte une histoire différente.

Le studio Les Amazones reste une aventure humaine très marquante. Ce lieu hybride, entre boutique de créateurs et studio de tatouage, nous a permis de créer une véritable communauté et de mettre en lumière des talents locaux. C’était bien plus qu’un espace, c’était un lieu de vie et de partage.

Artistiquement, mon exposition « Porte /entre / ouverte » a été un moment clé. Lauréate de la bourse d’aide à la création pour jeunes artistes du Centre culturel du Manoir, j’ai pu investir pour la première fois un espace culturel entier, avec quatre salles à ma disposition. Cette exposition m’a permis de développer des installations participatives et d’inviter d’autres artistes et collectifs en lesquels je crois. Cette dimension collective et immersive est au cœur de ce que j’aime créer.

 

Quels sont vos projets pour l’année 2026 ?

2026 va être chouette !

Je prépare notamment deux expositions participatives, dont une en lien avec Carouge. Je ne peux pas encore en dire davantage, mais promis, je partagerai les informations en temps voulu.

La fin du Studio les Amazones m’a permis de dégager du temps, et il est essentiel pour moi de continuer à créer des espaces de rencontre avec le public. Je suis actuellement en train de mettre en place via mon site un programme d’ateliers artistiques, pensés comme des moments de création et de partage.

Les collaborations avec les communes et la Ville de Genève se poursuivent, notamment autour de la Fête de l’Abeille et du Terroir à Lancy. Plusieurs projets sont également en développement avec Caran d’Ache, en bref, pleins de belles choses se profilent !

 

Retrouvez les actualités d’Alice Izzo sur son site internet et son compte Instagram.

 

Koloina A. – reporter pour Color My Geneva – tous droits réservés

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